Alicia, fille d'un espion nazi, mène une vie dépravée. Devlin lui propose de travailler pour les Etats-Unis afin de réhabiliter son nom. Elle épouse donc un ancien ami de son père afin de
l'espionner. Devlin et elle s'aiment sans oser se l'avouer, attendant chacun que l'autre fasse le premier pas. Lorsque le rôle qu'elle tient est découvert, son mari décide de
l'empoisonner.
Ma critique : Un des classiques d'Alfred Hitchcock. Réunissant le couple Ingrid Bergman (Jeanne d'Arc, Stromboli) - Cary
Grant (La mort aux trousses, La main au collet), ce thriller dépourvu d'action n'en reste pas moins des plus intéressants. Avec une intrigue soigneusement ficelée, le spectateur se
retrouve immédiatement dans cette histoire d'espionnage avec des personnages très marqués : les gentils et les méchants. Côté méchants, Claude Rains (Passage to Marseille, Une femme cherche
son destin) n'arrive pas à se rendre antipathique et aussi redoutable qu'il devrait l'être. Toutefois, son interprétation est très bonne et donne le change au binome de "gentils". L'élégance
de Cary Grant est évidemment à l'honneur et toute la fraîcheur d'Ingrid Bergman donne au film un glamour indéniable. Certains dialogues sont néanmoins très théâtraux et l'on sent la patte du
cinéma américain des années 40. Pour les cinéphiles qui ne connaitraient pas encore les oeuvres du Maître Hitchcock, "Les enchaînés" leur en donnera un petit aperçu, car d'autres de ses
réalisations possèdent plus de nervosité. Petit détail d'importance, c'est le seul film à ma connaissance dans lequel Cary Grant frappe une femme, et avec le poing !
Date de sortie en France : 19 mars 1948
Date de sortie en DVD et Blu-Ray : 01 octobre 2008
Une jeune femme, mariée à son ami d'enfance, semble mener une vie parfaite. Pourtant, n'ayant jamais eu d'orgasme, elle décide de quitter son époux...
Ma critique : "The Oh in Ohio" est une petite comédie sympathique qui tourne principalement, vous l'aurez compris,
autour du sexe. Ce n'est ni graveleux, ni vulgaire, bien que quelques dialogues soient un tant soient peu vulgaire. Les situations sont suggérées et vous ne vous vautrerez pas dans la luxure ni
dans un voyeurisme aigu. Quelques scènes sont très amusantes (notamment celle de la réunion professionnelle avec les japonais) et l'ambiance y est somme toute agréable. L'interprétation est
bonne, notamment celles de Paul Rudd (The dinner, 40 ans toujours puceau), Danny deVito (Batman le défi, Jumeaux), Mischa Barton (Assassinat d'un président, St
Trinian's) et Parker Posey (Superman returns, The Eye). Vous noterez également la participation de Liza Minelli (Cabaret, Arthur). L'ensemble reste donc coquin, mais
n'oublie pas de traiter des problèmes de couples, l'infidélité, la différence d'age entre amants, et la façon dont chaque ménage profite de la sexualité. A éviter de montrer aux plus jeunes,
"The Oh in Ohio" reste cependant un divertissement tranquille qui trouvera son public, tout en en décevant plus d'un, la faute à un dénouement en queue de poisson...Deux smileys et
demis.
Date de sortie aux Etats-Unis : 30 mars 2006
Date de sortie en DVD et Blu-Ray : 23 février 2011
Marc Bajau sillonne le pays pour le compte d’une marque de vêtements. Il aime cette vie sur la route, libérée de toute contrainte et faite de rencontres d’un soir. Mais alors qu’il
démarre une nouvelle tournée de promotion, sa dernière conquête s'en va en lui laissant son fils, Lucas, un petit métis de six ans… Commence alors une traversée de la France pas comme les autres, où Marc et Lucas vont croiser la route de Pierre, un retraité fantasque et envahissant, et celle de Julie, une jeune femme
en errance. Au cours de cette odyssée, flanqué de son trio improbable, Marc Bajau va connaître "10 jours en or" qui vont changer sa vie...
Ma critique : Ce road movie à la française est agréable à suivre. Bien que le scénario soit assez convenu, il réserve tout de
même quelques agréables moments, grâce notamment aux divers personnages qui le composent. Franck Dubosc (Camping, Incognito) est tout à fait convaincant dans un rôle dramatique et il est
épaulé par des comédiens de très bonne facture. Claude Rich (Oscar, La guerre des polices) est, comme toujours, impeccable et la jeune Marie Kremer (Louise Wimmer, Légitime
défense) excellente. Certaines scènes sont très touchantes et la diversité des situations empêche tout ennui. Le rythme est constant et l'on ne peut que prendre en sympathie cet homme qui,
bien que semblant étanche à toute forme de sentimentalisme, a en fait un coeur gros comme ça. "10 jours en or" est donc un drame (car c'est bien de cela qu'il s'agit) émouvant, qui
touche du doigt le problème des sans-papiers sans jamais tomber dans le racolage ni le too much. Un bon moment de cinéma qui fait du bien au coeur, même si le dénouement ne fait aucun doute dès
les premières images...
Grâce à 3 indices photos offerts la première semaine, vous devrez reconnaître une personnalité mystère...Ensuite, un indice supplémentaire vous sera offert chaque
dimanche jusqu'à la découverte de l'énigme...
Donnez-moi le nom de cette personnalité du cinéma en accompagnant vos réponses des explications correspondantes et vous marquerez un point.
Bonne chance à tous !
ENIGHME TROUVEE PAR TITINE !
KARIN VIARD
Elle a joué dans "Le Skylab"
Elle a interprété le rôle de Yann Piat dans "Chroniques d'un assassinat"
Après avoir travaillé toute la nuit, Jill Parrish rentre chez elle et découvre que sa sœur Molly a été enlevée. Elle-même s’étant sortie d’un
kidnapping un an plus tôt, Jill est convaincue que le même tueur en série est revenu s’en prendre à sa sœur. La police refuse de la croire et personne ne lui apportera d’aide. Redoutant que Molly
n’ait plus que quelques heures à vivre, Jill se lance dans sa propre traque...
Ma critique : Ce thriller est de très bonne facture. Très rythmé, il est mené de bout en bout par une Amanda Seyfried (Mamma
Mia, Letters to Juliet) tout à fait convaincante. Dès le début, le spectateur est happé par l'intrigue et rien n'est fait pour qu'il relâche son attention. Il mène donc sa propre enquête
pendant l'heure et demie de projection. Le tueur existe-t-il vraiment ? Est-elle folle ou ce tueur en série est-il de retour ? De fausses pistes en flashbacks, cette enquête se transforme donc
petit à petit en jeu de la souris entre la police et Jill... Evidemment, il y a un petit bémol : la facilité avec laquelle cette dernière avance dans son enquête et les incroyables difficultés
qu'ont les policiers à lui mettre la main dessus. Cependant, la qualité de la mise en scène nous permet de mettre notre mouchoir sur ce petit défaut. En effet, l'ensemble est suffisamment nerveux
et intriguant pour gommer ces quelques imperfections. Le dénouement est vraiment sympa, avec quelques petites surprises pour le moins croustillantes. "Disparue" se révèle donc un
thriller tendu qui plaira aux amateurs de ce genre de divertissement. Trois smileys et demis.
Comme beaucoup de ceux qui choisissent de vivre au fin fond de l’Alaska,
John Ottway a quelque chose à fuir. De sa vie d’avant, il garde le souvenir d’une femme, une photo qu’il tient toujours contre lui, et beaucoup de regrets. Désormais, il travaille pour une compagnie pétrolière et protège les employés des forages contre les attaques des animaux sauvages. Lorsque le vol vers Anchorage qu’il prend avec ses collègues s’écrase dans l’immensité du Grand Nord, les rares survivants savent qu’ils n’ont que peu de chances de s’en sortir. Personne
ne les trouvera et les loups les ont déjà repérés. Ottway est convaincu que le salut est dans le mouvement et que la forêt offrira un meilleur abri. Mais tous ses compagnons d’infortune ne sont
pas de son avis et aux dangers que la nature impose, s’ajoutent les tensions et les erreurs des hommes. Eliminés par leurs blessures, le froid, les prédateurs ou leurs propres limites, les
survivants vont mourir un à un. Ottway va tout faire pour survivre avec les derniers, mais quelle raison aurait-il de s’en sortir ? "Le Territoire des loups" nous entraîne aux confins du monde et d’un homme, à la découverte de ce qu’il y a en chacun de nous…
Ma critique : Ce film d'aventures tient principalement grâce à l'indéniable présence de son interprète principal : Liam Neeson
(La liste de Schindler, Taken). En effet, hormis cela, il conjugue tous les poncifs des traditionnels "survival d'aventures" : les protagonistes sont décimés un à un, et chacun d'entre
eux est destiné à une mort différente. Les loups sont là pour faire le boulot et l'on se régale d'avance du spectacle. Or, on se trouve vite désapointés par la manière de réaliser du metteur en
scène Joe Carnahan. Ce dernier semble avoir décidé de filmer les scènes d'action d'une façon nerveuse et trépidante, ce qui fait qu'au final, on ne voit pas grand chose. On ressort donc frustrés
à la fin de chaque scène d'action et cela gâche un peu le spectacle qui se déroule sous nos yeux. Les loups sont rarement visibles entièrement et l'on doit se contenter d'images furtives. Quant
au scénario, il n'apporte rien de neuf au genre et même le dénouement final est prévisible. Restent une ou deux scènes très dures (notamment la mort d'un ouvrier dans l'avion), de superbes
paysages et une bonne bande son, mais qui ne suffisent pas à combler les deux heures de projection. Un film sympathique mais à demi loup-é , qui ne passera pas à la postérité. Deux smileys et demis.
Depuis des années, la surface du globe est brûlée par les rayons du soleil, les terres sont asséchées et la nourriture se fait rare. Deux types de survivants s’opposent : les proies et
les prédateurs. Marie, Phillip et Léonie font route vers les montagnes dans l’espoir d’y trouver de l’eau. Mais ils ne sont pas les seuls dans cette quête. Dans ce monde dangereux et sans espoir,
le trio va devoir combattre pour survivre…
Ma critique : Une bonne surprise que ce film de science-fiction allemand. Pendant toute la première moitié du film, vous
reconnaîtrez l'ambiance et le scénario du film de John Hillcoat : "La route". Les similitudes sont nombreuses et l'ambiance post-apocalyptique qui règne est sensiblement la même. Mais là
où "Hell" se démarque, c'est au moment du basculement dans la seconde partie. En effet, avec un changement radical d'ambiance, le scénario s'oriente brusquement vers le genre "survival".
L'horreur est au rendez-vous et, même si l'hémoglobine ne coule pas à flot, le malsain est bel et bien présent. Une famille de psychopates, du cannibalisme et un brin de perversité font que le
spectateur se retrouve projeté dans des évènements qui maintiennent le suspense jusqu'au bout. Il est néanmoins dommage que l'image soit souvent trop sombre et que les scènes d'action ne soient
pas plus nettes. Toutefois, ce film procurera aux amateurs du genre la dose de frissons qu'ils recherchent. L'interprétation étant bonne et la vraisemblance pas trop mise à mal. "Hell"
est donc un divertissement de bonne facture qui vous fera passer une soirée agréable.
Vous désirez voir une chanson qui vous rappelle unsouvenir précis figurer dans cette rubrique ?, n'hésitez pas à me
laisser votre suggestion, j'essaierai de voussatisfaire au mieux.
En attendant, voici un film supplémentaire :
Paige et Leo étaient un jeune couple heureux, jusqu’à l’accident… Si Leo s’en sort indemne, Paige se réveille de son coma en ayant tout oublié des cinq dernières années de sa vie. Elle
n’a plus aucun souvenir de Leo ni de ce qu’ils ont vécu. Son mari est un inconnu… Paige découvre une vie dont elle ignore tout – la sienne. Elle se croit encore fiancée à Jeremy, un homme d’affaires toujours amoureux d’elle, et a beaucoup de mal à accepter Leo et son
style de vie bohème… Incapable d’aider sa femme à retrouver ses souvenirs, Leo va perdre la seule personne qui ait jamais compté pour lui. Prêt à tout, il décide de recommencer à zéro et de reconquérir Paige
comme s’ils venaient juste de se rencontrer. Un grand amour peut-il naître deux fois ?
Date de sortie au cinéma : 16 mai 2012
Compositeur de la musique originale : Taylor Swift
Titre de la chanson : Enchanted
Interprète de la chanson : Taylor Swift
La petite info bonus :
Aux Etats-Unis, Je te promets - The Vow est sorti au moment de la Saint Valentin et a fait un énorme carton au box-office. En récoltant plus de 40 millions de dollars lors de sa
première semaine d'exploitation, il a non seulement pris la tête du box-office américain, mais a également réalisé le troisième meilleur démarrage de tous les temps pour une comédie romantique.
1987. Jacques Deray tourne un polar avec Jean-Paul Belmondo dans le rôle principal : "Le solitaire".
Malgré toute son expérience, le réalisateur n'a pas vu une erreur flagrante qui s'est glissée dans la scène pendant laquelle le Commissaire Jalard (Belmondo) accompagné de Maurin (Pierre
Vernier) vient chercher son fils à la piscine. En effet, quelques instants auparavant, on a pu voir les deux hommes dans leur voiture, les sièges arrières de ce véhicule étant lisses. Or, un peu
plus tard, il font monter le petit dans ce même véhicule alors qu'on voit nettement que les sièges arrières sont désormais striés...
Agent d’élite, Mallory Kane est spécialiste des missions dans les endroits les plus risqués de la planète. Après avoir réussi à libérer un journaliste chinois retenu en otage à Barcelone,
elle découvre qu’il a été assassiné – et que tous les indices l’accusent. Elle est désormais la cible de tueurs qui semblent en savoir beaucoup trop sur elle… Mallory a été trahie. Mais par qui ?
Et pourquoi ?
Ma critique : Dernier né du réalisateur Steven Soderbergh, "Piégée" est un divertissement rythmé malgré une intrigue un
peu trop alambiquée. Soderbergh prend la décision de diriger son long métrage en y incorporant plusieurs flashbacks qui, il faut bien l'avouer, ne nous éclairent pas autant qu'on l'aurait
souhaité. L'intrigue peut donc paraître quelque peu opaque, mais l'ensemble finit, petit à petit, par devenir plus clair au fur et à mesure du déroulement des évènements. Vous l'aurez donc
compris, l'accent est mis essentiellement sur l'action, menée par une Gina Carano (Blood bone, Ring girls) efficace, ce qui peut sembler normal quand on sait que c'est une ancienne
championne de kick-boxing. Elle est entourée d'acteurs chevronnés tels que Michael Douglas (A la poursuite du diamant vert, Basic instinct), Ewan McGregor (The island, The ghost
writer), Antonio Banderas (Le masque de Zorro, The other man) ou Bill Paxton (Twister, Appolo 13). L'ensemble est donc nerveux et, bien évidemment, il ne faut pas être trop
tatillon sur la crédibilité des bagarres. Néanmoins, ce spectacle reste de bonne facture et vous fera passer un bon moment.
Grâce à 3 indices photos offerts la première semaine, vous devrez reconnaître une personnalité mystère...Ensuite, un indice supplémentaire vous sera offert chaque
dimanche jusqu'à la découverte de l'énigme...
Donnez-moi le nom de cette personnalité du cinéma en accompagnant vos réponses des explications correspondantes et vous marquerez un point.
Bonne chance à tous !
PREMIERE SEMAINE !
DAVID CARRADINE
"Petit scarabée" dans la série "Kung fu"
Il est décédé à Bangkok
Il apparait dans le clip des Jonas Brothers "Burning up"
Cette rubrique vous fera découvrir ces stars de cinéma qui ont un jour décidé de tenter leur chance dans le domaine de la chanson. Vous verrez que si certains ont plutôt bien réussi, d'autres par
contre auraient mieux fait de s'abstenir... N'hésitez pas à me faire part de vos jugements quant aux prestations de vos stars préférées...
Aujourd'hui :
ROBERT DOWNEY JR.
Pour l'entendre interpréter "Every breath you take" en duo avec Sting dans un épisode d'Ally McBeal en 2002 :
Stéphanie Plum ne manque ni de fierté ni d’aplomb, même si elle vient de se faire virer et qu’un créancier vient lui prendre sa voiture. Fauchée, elle parvient à convaincre son cousin, un type plutôt louche, de l’engager dans son agence de cautionnement... comme chasseuse de primes ! Stéphanie n’y connaît rien, ce qui ne
l’empêche pas de se lancer aux trousses de Joe Morelli, un ancien flic suspecté de meurtre qui avait eu en plus le mauvais goût de la séduire avant de la plaquer lorsqu’elle était au lycée… Entre
l’envie d’empocher la prime et un léger parfum de revanche, Stéphanie est remontée à bloc. Pourtant, même si le très expérimenté Ranger lui enseigne quelques trucs, sa mission va vite s’avérer plus compliquée que prévu. Si on ajoute à cela sa famille envahissante, un boxeur qui
pourrait bien être un tueur, des témoins qui tombent comme des mouches et son coeur qui bat la chamade pour celui qu’elle est censée arrêter, le nouveau job de Stéphanie risque de lui changer la
vie – si elle n’en meurt pas !
Ma critique : Ce film est le parfait type de divertissement qui ne présente aucun intérêt. Les clichés sont légion, le scénario
est bidon et tout repose sur le charme d'une Katherine Heigl (Kiss & kill, Bébé mode d'emploi) devenue brune. Otez donc les deux ou trois scènes un petit peu sexy et il ne vous reste
plus qu'une histoire basique sans aucune surprise. Fait rare, "Recherche bad boys désespérement" réussit le tour de force d'échouer dans les deux genres qui le composent : la comédie et
le polar. Côté humour, l'ensemble vole au raz des pâquerettes et si l'on arrive à sourire, c'est que le spectacle proposé est trop affligeant pour pleurer. Côté polar, l'enquête est des plus
simplistes et les scènes d'action rocambolesques (voir la dernière dans le camion) ne relèvent pas le niveau. Pour finir, la prétendue osmose qui devrait exister entre les personnages interprétés
par Katherine Heigl et Jason O'Mara (Terre nova) tombe totalement à plat et il est difficile pour le spectateur d'adhérer à cette pseudo attirance amoureuse. En résumé, ce film aurait
simplement dû s'intituler "Recherche bon film desespérement"... Alors, gardez vos sous !
La vie s'écoule paisiblement sur la petite île de Port Gamble... Jusqu'à une attaque de zombies. Chaque habitant tente alors d'échapper à la horde de morts-vivants... avec plus ou moins
de réussite !
Ma critique : Cette série B réjouira les amateurs de films zombiesques déjantés, mais pourra lasser les autres. En effet,
l'histoire est longue à démarrer et le spectateur doit attendre 28 minutes avant la première attaque des morts-vivants. Pendant tout ce temps, on ne fait que connaissance avec les habitants et il
faut bien avouer que cela devient longuet. Puis, après le premier assaut, tout s'enchaîne à grands coups d'hémoglobine et de viscères dévorées, l'ensemble étant parsemé d'humour noir plus ou
moins réussi. Les situations folles (et surtout les réactions des habitants) donnent à cette histoire un air de troisième degré auquel il faut adhérer. Et ce n'est qu'en le faisant que vous
profiterez de ce spectacle sanguinolent, malheureusement maltraité par un doublage français bien médiocre. Toujours est-il que les efforts des survivants pour échapper aux morts-vivants finissent
par lasser, la faute à un manque de renouvellement des situations et surtout à des dialogues parfois répétitifs. Reste une petite pointe de charme en la personne de Janette Armand (Love and
War), mais c'est hélas bien loin de suffire. Un tout petit deux smileys.
Date de sortie en DVD (sortie directe) : 17 août 2011
Etats-Unis, 1759. Deux hommes fuyant la justice s'engagent dans une expédition commandée par le Major Robert Rogers, et dont le but est d'anéantir une tribu indienne résidant à la
frontière canadienne. Les deux individus ont cependant très mal mesuré les conséquences de leur acte...
Ma critique : La réputation du réalisateur King Vidor était de mettre en scène des films haut en couleurs et bourrés d'aventure.
Les deux ingrédients sont bien présents dans ce long métrage mené de main de maître par l'acteur Spencer Tracy (Devine qui vient dîner, Un homme est passé). Même si certaines scènes
peuvent paraître surannées et quelques dialogues vraiment "vintage", l'ensemble reste très divertissant. Les décors naturels sont magnifiques et la variété des aventures qui jalonnent la vie de
ces éclaireurs empêchent tout ennui. Certes, le message délivré peut paraître désormais assez douteux (c'est un hymne à la colonisation et au massacre des indiens) et malgré les faits
historiques, certains passages sont tout de même gênants. Malgré ces inconvénients, la musique flamboyante qui accompagne les images rend le spectacle grandiose. Bien évidemment, le film ayant
été tourné en 1940, les mentalités de l'époque imposaient dans les films d'aventure des actes héroïques et un sens du devoir irréprochable. Aussi serez-vous abreuvés de discours enflammés et de
sacrifices humains, le tout enrubanné de scènes d'action à la gloire des rangers. Afin de profiter pleinement du divertissement, mettez tout cela de côté et profitez de la flamboyance du
cinémascope, qui savait donner aux couleurs tout l'éclat dont a besoin un bon film d'aventures...
Date de sortie en France : 13 avril 1949
Date de sortie en DVD et Blu-Ray : pas encore sorti
Derniers Commentaires