Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 09:30

 

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2011. Le réalisateur Nicolas Winding Refn sort un film d'action et plein d'adrénaline : "Drive". Avec un Ryan Gosling qui a le vent en poupe, ce divertissement nous propose quelques poursuites de voitures bien senties. Or, une erreur grossière vient se glisser lors de l'une d'entre elles. Vous pouvez constater que lorsque le Driver se retrouve poursuivi par les tueurs, il se trouve soudainement face à face avec une voiture grise. Or, lorsqu'il l'évite, on s'aperçoit alors que ce n'est plus du tout la voiture entraperçue juste avant... En effet, non seulement cette dernière n'est plus du même modèle, mais en plus elle est devenue bleue !! La gaffe...

 

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La voiture grise arrive en face


SUITE.JPGIl l'évite, mais elle est devenue bleue et n'est pas du tout du même modèle !


A bientôt pour d'autres révélations...

 


Par corsu61 - Publié dans : LES BOULETTES DE TOURNAGE !
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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 08:00

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Hollywood 1927. George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit. L'arrivée des films parlants va le faire sombrer dans l'oubli. Peppy Miller, jeune figurante, va elle, être propulsée au firmament des stars. Ce film raconte l'histoire de leurs destins croisés, ou comment la célébrité, l'orgueil et l'argent peuvent être autant d'obstacles à leur histoire d'amour.

 

Ma critique : Comment ne pas s'enthousiasmer devant un tel film ? Comme vous le savez, je suis un grand fan du cinéma hollywoodien des années 20 aux années 60. Et là, je dois avouer que je suis bluffé. Par quoi commencer ? Tout d'abord par le réalisateur Michel Hazanavicius... En effet, grâce à son talent, il nous propose un spectacle d'une précision absolue doublée d'un esthétisme sans égal. La photographie est superbe, les jeux de lumières impeccables, les décors somptueux. C'est tellement bien fait que le spectateur finit par s'immerger complètement dans le film en en oubliant totalement le manque de dialogues. La musique est parfaite (elle est O combien importante dans ce cas) et les petits clins d'oeils au cinéma muet d'antan seront facilement repérés par tous les amateurs du genre. Le scénario, bien qu'assez classique, est exploité dans tout son potentiel. Quant à l'interprétation... Jean Dujardin (Contre-enquête, SOS 117) est excellent, comme à son habitude, et son charme malicieux convient tout à fait à son personnage. Pendant toute la première moitié du film, il est d'ailleurs particulièrement à l'aise dans son rôle de star insouciante, flamboyante et bondissante, clin d'oeil non dissimulé au "géant" Douglas Fairbanks. Mais, à mon avis, la grande révélation de "The Artist" est sans conteste Bérénice Béjo (Meilleur espoir féminin, OSS 117 Le Caire nid d'espions). Elle irradie la pellicule de son talent et de sa séduction. Son rôle lui va comme un gant et elle déploie une telle grâce qu'elle en devient magique. Emouvante, sensuelle, pétillante, elle exploite la moindre parcelle de son jeu. Ce sera vraiment difficile pour elle de faire mieux... En tout cas, si l'Académie des Arts et Sciences du Cinéma, qui décerne les Oscars, s'est enthousiasmée pour ce film (10 nominations), ce n'est pas un hasard. Il reste à espérer que nos amis d'Outre-Atlantique sauront prendre leurs responsabilités et récompenser à sa juste valeur ce travail d'orfèvre... Croisons les doigts !

 

Date de sortie en France : 12 octobre 2011

Date de sortie en DVD : 08 février 2012

 

Notation : /5

 

Bande-annonce :

 

Par corsu61 - Publié dans : COMEDIE DRAMATIQUE
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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 08:00

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En 1815, Edmond Dantès, jeune capitaine au long cours, est injustement emprisonné au soir de ses fiançailles avec la belle Mercedes. Victime d'une machination, il est accusé de bonapartisme et emprisonné au Château d'If, une île au large de Marseille. Après 18 années de captivité, il parvient à s'échapper. Grâce au trésor de l'île de Monte-Cristo, il entame une nouvelle vie sous le nom du comte de Monte-Cristo. Devenu riche et puissant, Dantès est bien déterminé à assouvir sa vengeance en faisant payer ceux qui l'ont envoyé en prison...

 

Ma critique : 3 heures de spectacle. Haut en couleurs et mené tambour battant par un Jean Marais (Le bossu, La belle et la bête) au top de sa forme, ce grand classique reste un Must du film d'aventures des années 50. Certes, les couleurs ont vieilli, les moyens semblent assez limités (il suffit de voir quelques décors assez grossiers pour s'en convaincre), et les scènes d'action peuvent sembler aujourd'hui bien puériles, mais l'ensemble continue de passionner le spectateur. Si l'on arrive à oublier l'interprétation très théâtrale de Marais, on suit donc cette histoire avec intérêt et l'on profite de cette ambiance "kitsch" sans se poser de questions. Concernant le casting, les amateurs avertis reconnaîtront le réalisateur Jean-Pierre Mocky, alors très jeune, dans le rôle d'Albert de Mortcerf. Les dialogues sont vieillots, et l'on aurait aimé profiter un peu plus du séjour d'Edmond Dantès emprisonné au château d'If, mais ce n'est pas le cas et l'on attend avec impatience la deuxième partie de l'oeuvre, celle de la vengeance. Les plus jeunes découvriront cette version du "Comte de Monte-Cristo" avec curiosité et les plus anciens seront ravis de redécouvrir cette aventure qu'ils ont connue dans leur jeunesse. Un petit air de nostalgie qui n'est pas désagréable du tout.

 

Date de sortie en France : 14 janvier 1954

Date de sortie en DVD : 25 octobre 2000

 

Notation : /5

 

Pour visionner un extrait :

 

Par corsu61 - Publié dans : AVENTURES
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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 08:00

Cette catégorie vous permet de découvrir les stars sous leur vrai jour, et non celui qu'elles veulent bien montrer par l'intermédiaire de leur agent, leur attaché de presse, ou leur prestation dans une émission de télévision.
 

Pour cela, profitant de mon expérience de plusieurs années dans le domaine de l'interview, je vous propose le récapitulatif des rencontres que j'ai pu avoir avec vos acteurs ou actrices préférées, et je vous joins les interviews correspondantes.
 
Tout vous est relaté, sans fard ni dissimulation, et sans aucune langue de bois. Vous allez découvrir que certaines stars sont loin de l'image que l'on veut donner d'elles, que ce soit en bien ou en mal.
 
N'hésitez pas à me laisser vos coms pour me relater vos impressions.... Alors, bon voyage de l'autre côté du miroir...

AUJOURD'HUI

Claisse
GEORGES CLAISSE

21 janvier 2012. L'acteur est présent au théâtre municipal de Bastia afin d'y interpréter la pièce de William Shakespeare : "Hamlet". Il a eu la gentillesse de répondre favorablement à ma demande d'interview et rendez-vous est pris à 18h30. 

Georges Claisse est ponctuel et, aimable, me propose de procéder à l'interview dans l'endroit de mon choix. J'opte pour une salle tranquille en lieu et place de sa loge, qu'il partage avec l'acteur Philippe Torreton.

Nous nous installons donc sur une petite estrade, dans une salle de réception entièrement dédiée à l'interview...

Anti-star par excellence, et cachant sous un regard qui peut paraître sévère une profonde humilité, Georges Claisse semble légèrement sur la défensive. Mais après quelques échanges, il s'aperçoit vite que je ne suis pas là pour le piéger, mais plutôt pour faire partager la passion qui l'anime. Dès lors, l'échange se veut cordial et très intéressant. D'un débit relativement rapide, la voix chaude et profonde de Georges Claisse résonne alors dans les murs de cette grande salle...


Georges Claisse, Bonjour.

Bonjour. 
Je suis particulièrement ravi de vous recevoir, car vous faites partie d'un de mes meilleurs souvenirs de cinéma. En effet, adolescent, je m'étais régalé en découvrant le film "La mort d'un guide"... 

Ah... Mais vous savez que, des années après le tournage, j'ai rencontré des guides de Chamonix qui m'ont avoué avoir fait ce métier parce qu'ils avaient vu ce film ! Ils étaient du coin et comme tout un chacun, ils skiaient et grimpaient, mais en dilettante... "La mort d'un guide" leur a donné le virus.
Vous êtes comédien, acteur, doubleur...

(Il me coupe, fronce les sourcils et fait la moue). Doubleur, je n'aime pas dire ça. Doubleur, non. De temps en temps, il arrive que les comédiens fassent du doublage. En ce qui me concerne, cela fait partie des différentes cordes que j'ai à mon arc, de la même façon que je fais beaucoup de radio.

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Vous touchez à tout ?

J'aime bien cet éclectisme là ! C'est ce qui est amusant dans ce métier. D'abord, j'aime bien me servir de la voix. J'aime tout ce qui peut en développer sa diversité. Je ne sais pas quel niveau de virtuosité j'ai atteint, mais c'est en tout cas ce que j'apprécie. Il y a des acteurs qui n'aiment pas ça ! Il y en a qui n'aiment que paraître, tourner, et à partir du moment où ils ne sont plus à l'image ou sur scène, cela ne les intéresse qu'à moitié. Dans mon cas, n'être pas à l'image ne me dérange pas. A la radio, au doublage, aux commentaires de films, on n'est pas à l'image...
La chanson ?

La chanson, j'aimerais essayer. Mais je n'ai jamais osé. J'aurais adoré ça. (Il rit)
Mais ce n'est pas perdu... Prenez l'exemple de Gérard Darmon... 

C'est vrai. Vous allez me donner des idées... Je ne sais pas du tout quel niveau j'aurais, mais je ne chante pas trop mal et surtout, ça m'amuse beaucoup. C'est un vieux rêve... Idéalement, dans une autre vie, je serai sans doute un chanteur lyrique... (Il rit).
Vous avez tourné avec les plus grands réalisateurs : Zinnemann, Chabrol, Sautet, Clément...

Dans des rôles inégaux. Quelquefois, c'étaient des rôles importants, quelquefois non...
Avec lequel avez-vous votre meilleur souvenir ?

 

(Il réfléchit)... Cela dépend de quoi on parle. Si on parle de l'homme avec lequel je travaillais, de l'agrément de travail, si on parle du rôle ou du film, ou si on parle du résultat. C'est très différent. En effet, on peut tourner avec des gens qui sont charmants, extrêmement agréables dans le travail, et puis on n'a pas un souvenir immortel du film, ni du personnage, ni du rôle... Et réciproquement ! On tourne avec des gens désagréables, mais qui ont du talent et qui font de très bons films.

Avec lequel j'ai mon meilleur souvenir ? C'est difficile... Je ne saurais pas vous dire.

Privilégiez-vous l'ambiance du tournage ou la qualité du film ?

 

  La qualité du film, bien sûr. Mais la qualité du tournage compte beaucoup parce que c'est la vie... Si vous passez deux mois à tourner avec des gens désagréables, ils peuvent vous pourrir la vie. En ce qui me concerne, je ne me la laisse pas pourrir facilement, mais certains ne sont vraiment pas agréables ! (Il rit). Cela devient une espèce de bagarre, de lutte d'égos, de marquage de terrain... (Il fait la moue). En revanche, il y en a qui sont charmants, mais qui ne font pas de très bons films... On s'entend bien avec eux, on rigole, on fait des restos et quand on voit le film on se dit : "Bof !"...

Quand vous parlez de restaurants, vous pensez à Claude Chabrol ?


  (Nous rions)... Ah Chabrol... on buvait, on mangeait... Et en plus, il avait du talent. On s'est recroisé peu de temps avant qu'il ne disparaisse. Il était venu voir "Oncle Vania" de Tchekhov qu'on jouait aux Bouffes du Nord, avec Philippe Torreton. Nous avons passé la soirée ensemble. C'était un type délicieux et charmant.
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Quelle est l'étincelle qui vous a permis de vivre de votre métier ?

J'ai vécu très vite de mon métier. Je ne sais pas si on peut appeler ça de la chance, mais j'ai fait des grosses choses rapidement. Je me rappelle, je venais de commencer dans le métier, j'étais tout jeune, et j'avais fait les cours de la Rue Blanche. J'avais joué "Britannicus". Puis, je suis parti au service militaire. En rentrant, je croise un copain acteur qui me demande de l'accompagner à un casting. On disait à l'époque "aller voir un assistant". Je m'y rends avec lui et cet assistant me regarde et me demande : "Et vous, vous faites quoi ?"...
Je lui réponds que je suis comédien. Il me demande alors : "Et vous avez fait quoi ?"...
A l'époque, je n'avais pas fait grand chose... J'avais 23 ans...
Il me dit alors : "Je vais vous faire rencontrer le metteur en scène"... C'était Georges Lacombe, un vieux routier du cinéma. Et j'ai eu le premier rôle ! C'était un très beau film de télévision qui s'appelait "La fabrique du Roi". J'ai commencé avec ça. Ensuite, les choses se sont enchaînées plus ou moins rapidement, mais j'ai commencé à vivre de ce métier très vite. Je n'ai pas traversé de galères, comme beaucoup. Mais peut-être que j'aurais dû, cela m'aurait sans doute forgé le caractère...
Combien d'années de métier cela vous fait-il ? 

Beaucoup ! (Il rit).
Vous n'avez pas de regrets à avoir...

Non, je n'ai pas de regrets. Évidemment, si je pouvais faire des choix, je réécrirais l'histoire autrement. Il y a des choses que je ferais différemment.
Lesquelles ?

Très vite, j'ai joué au théâtre. J'avais des gens avec lesquels je travaillais, qui m'aimaient bien, qui avaient confiance en moi et avec lesquels je faisais de belles choses. Je les ai un peu délaissés pour aller faire des tournages parce que ça brillait plus, et ça rapportait plus d'argent. J'aurais peut-être dû me montrer plus fidèle au théâtre à ce moment là. Après, j'ai eu un peu de mal à y revenir.

Le théâtre est votre véritable amour ?

 

(Il réfléchit). Non. J'aime les deux. Le plaisir d'acteur est au théâtre. Tourner, c'est agréable, mais dix minutes par jour. Le reste du temps, on attend. Les journées de tournage sont effroyablement ennuyeuses, lourdes et fatigantes. Tourner de jour comme de nuit, avec des horaires inégaux... C'est dur. 

Que faites-vous quand vous attendez ?

Je lis. Et surtout, j'écris. Je suis en train d'écrire le scénario d'une comédie pour le cinéma. Un producteur/réalisateur l'attend. Je n'ai pas spécialement une tête à écrire une comédie, mais je le fais quand même ! (Il rit).
Je voudrais revenir sur le doublage, bien que, semble-t-il, vous n'aimiez pas le terme de doubleur... 

 Pour moi, ça n'existe pas vraiment. Les doubleurs sont avant tout des comédiens. Il y a des acteurs qui ne font que du doublage ! Mais ce ne sont pas toujours les meilleurs...  
Vous pensez que c'est dévalorisant ?

Ce n'est pas que cela dévalorise, mais si un acteur ne fait pas autre chose que ça, il n'a pas complètement appris son métier. Je pense que c'est important d'avoir joué au théâtre ou d'avoir tourné. Si on ne fait que doubler, on n'est pas passé par une école de formation suffisante. 

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 Et pourtant, le doublage est, pour un film, d'une importance capitale. Il m'arrive quelquefois, sur "SOS MOVIES", de "descendre" un film parce que son doublage est exécrable...

  Et vous avez raison ! Moi, je ne vois pas beaucoup de films doublés car je préfère les voir en version originale.
En fait, vous ne vous écoutez jamais...

Non. Je ne suis jamais allé voir un film dans lequel je double un acteur. Jamais !
Est-ce que vous rencontrez les acteurs que vous doublez ?

Ça m'est arrivé.
Vous avez tout de même un sacré palmarès ! Le terrifiant capitaine du "Hollandais volant", Davy Jones, dans "Pirates des Caraïbes", c'est vous !

Bill Nighy... Je l'ai souvent doublé, en effet.
L'effrayant Viktor, chef des vampires dans la trilogie "Underworld", c'est vous ! Darth Vicious dans "Star Wars", c'est encore vous ! Vous doublez Ed Harris, Léonard Nimoy, James Caan, Albert Finney, Dustin Hoffman, Frank Langella et j'en passe...

Oui. Mais le doublage de tout ce que vous me citez est fait avec des moyens conséquents. Vous savez, le doublage peut être très bien fait ! Loin de moi l'idée de le décrier. Je dis simplement que le doublage est un art sacrifié parce qu'il est très souvent confié à des gens qui n'ont pas de talent. Que ce soient les directeurs de plateau ou les comédiens. Mais il y en a aussi de très bons.   
Des incontournables vous voulez dire ! Claude Giraud ou Roger Carel par exemple...

 Je connais très bien Claude Giraud. Nous avons doublé ensemble. D'ailleurs, avec lui, je n'ai jamais fait que du doublage. Nous n'avons jamais joué ensemble. C'est un acteur que j'estime et que j'apprécie beaucoup. C'est un bel acteur et quelqu'un que j'aime bien. Il a une carrière énorme. Il a tout fait ! Quant à Roger Carel, il a également tout fait. D'ailleurs, j'ai tourné avec lui, à Nice. Et l'on a également fait de la radio ensemble. C'était un virtuose.

Mais quelquefois, je rencontre des comédiens qui manquent cruellement de moyens. J'en rencontre aussi qui me disent, alors qu'ils débutent dans le métier, qu'ils veulent devenir comédiens de doublage. Je leur dis alors "mais devenez comédiens tout court d'abord !. Vous ferez du doublage ensuite.. Ne vous contentez pas de ça". 

Comment expliquez-vous que les grands dessins animés d'aujourd'hui fassent appel aux voix des stars ?

Justement parce qu'ils en ont les moyens. Et aussi parce que le simple fait de mettre à l'affiche de grands noms d'acteurs va faire venir le public dans la salle. Quand le projet est important, les producteurs savent faire appel aux gens de qualité. Il y a d'énormes différences entre une série américaine "bateau" et un très bon film de cinéma.
En fait, cela se passe à trois niveaux. Tout d'abord au niveau de l'écriture du texte. Il en faut un qui soit synchrone, qui colle sur l'image. Il faut donc quelqu'un qui écrive bien. Ensuite, prendre un bon directeur de plateau et de bons comédiens. Enfin, avoir le temps de travailler... Entre un doublage fait en trois jours et un fait en 15 jours, il y a une sacrée différence ! Voilà, tout est là !
Vous vous partagez entre la France et l'Allemagne, pourquoi ce choix ?

D'abord parce que je parle allemand... 

Entre autres...


(Il rit)... Oui, entre autres...
Votre ex-épouse, l'actrice Laura Morante, étant italienne, vous parlez également l'italien...

(Il m'adresse un regard malicieux)... J'ai tourné un peu en Italie, mais pas énormément... Avec Laura, nous nous sommes connus sur un tournage, mais elle ne parlait pas un mot de français et moi pas un mot d'italien. Nous avons donc fait  très vite l'effort d'apprendre la langue de l'autre. Chacun à sa façon, moi de manière très livresque, elle non. Au jour d'aujourd'hui, elle parle très bien le français, et je crois que je parle bien italien.
Et l'allemand ?

Je l'entendais à la maison. Ma mère était allemande.
J'ai énormément tourné en Allemagne. Un temps, j'y jouais une série récurrente qui s'appelait "Team Berlin" dans laquelle j'interprétais le chef d'une brigade d'intervention de la police. 
Finalement, où résidez-vous ?

J'ai longtemps eu un appartement à Berlin, que j'ai vendu il y a un an. Il ne me servait pas à grand chose parce que les tournages en Allemagne se font n'importe où. Vous logez donc en hôtel ou dans un appartement loué par la production. 
On ne peut pas dire que j'aime énormément l'Allemagne mais Berlin est une ville amusante. Et j'apprécie les Berlinois, ce sont les seuls allemands qui aient de l'humour ! (Il sourit).
Quand je suis en France, je réside à Paris, mais les hivers y sont longs et je rêve d'une maison dans le midi !
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Je voudrais revenir sur le film "La mort d'un guide". C'est un bon souvenir ?

Très bon. Notamment parce que cela me permettait de joindre deux choses : mon amour de la montagne et le plaisir de tourner un beau rôle avec un bon réalisateur : Jacques Ertaud. 

Et bien tiens ! En voilà un qui n'était pas facile !! 

A quel niveau ?

C'était un emmerdeur et un tyran ! En ce qui me concerne, il ne m'a pas tyrannisé. Il a un peu essayé mais je l'ai calmé tout de suite. Ensuite, nous rapports ont été très tendus. C'était un tyran qui aimait bien prendre des têtes de turcs. Il y a souvent des gens comme ça sur les tournages. Ils cherchent celui qu'ils vont pouvoir martyriser...Et curieusement, il y en a toujours un ou deux qui se laissent faire...

Malgré tout, à l'arrivée, le film était bien.

De plus, c'est l'année pendant laquelle je voulais passer mon diplôme d'aspirant guide, à l'École Nationale de ski et d'alpinisme. Et comme dans le film, je n'étais pas doublé, j'étais content. Il m'est arrivé de tourner avec 1000 mètres de vide sous moi... Dans "La mort d'un guide", il n'y a aucun trucage !

   Quelle est désormais votre plus grande ambition ?

 

(Il réfléchit à voix haute) J'ai toujours un grand plaisir à jouer.

Le théâtre est une drogue dure. Quand on a joué une pièce 80 fois, on se dit qu'on en est un peu lassé. Mais je sais que quand cela va s'arrêter, cela va manquer comme une drogue, carrément. Cette adrénaline, cette montée de trac, ce sentiment que l'on est toujours à la merci d'une faiblesse, d'un trou de mémoire ou d'un incident...

Tourner ?... Mouais. A une époque, cela m'a amusé. Ça ne m'amuse plus beaucoup. Attention, si je croise un très beau rôle, je vais me régaler. Il ne faut pas vous raconter d'histoires... 

.Cependant, ma plus grande ambition serait de réussir dans l'écriture. 

Uniquement dans des scénarii ou dans la réalisation d'un roman ?

 

Le roman, c'est comme la chanson, je n'ai pas osé. 

Une autobiographie ?

 

Non ! Ça ne m'intéresse pas du tout. Et je pense que ma vie n'est pas assez passionnante pour cela. J'aimerais parler de mon métier mais ma vie privée... non. 

Vous seriez sans doute surpris par le nombre de personnes que cela intéresserait...

 

J'en serais ravi parce que cela ferait écho à ce que j'ai fait dans ma vie. Mais de là à me lancer dans ce genre d'ouvrage... Je ne suis pas assez narcissique pour cela. En revanche, j'aimerais me lancer dans un roman pour raconter une fiction dans laquelle, naturellement, tout romancier se raconte lui-même... Mais le faire à la première personne, en racontant ma vie, qui j'ai rencontré, avec quelles maîtresses j'ai couché, etc...

Pourquoi ? il y en aurait trop ? (Je ris)

 

(Il sourit)... Joker !  Ça, je ne l'avouerai à personne !!

 

Georges Claisse,merci beaucoup de m'avoir reçu.

 

Je vous en prie. 

5Reportage photo réalisé par Candice Obro-Vattaire

Par corsu61 - Publié dans : EN LIVE AVEC LES STARS ! Les interviews
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 08:00

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Passé pour mort depuis 1908, Butch Cassidy, le légendaire hors-la-loi, se cache en réalité en Bolivie depuis 20 ans sous le nom de James Blackthorn. Au crépuscule de sa vie, il n’aspire plus qu’à rentrer chez lui pour rencontrer ce fils qu’il n’a jamais connu. Lorsque sur sa route il croise un jeune ingénieur qui vient de braquer la mine dans laquelle il travaillait, Butch Cassidy démarre alors sa dernière chevauchée…

 

Ma critique : Ce western crépusculaire est d'une qualité indéniable. Tourné dans des décors naturels d'une stupéfiante beauté, il bénéficie en outre de l'excellente interprétation de son acteur principal : Sam Shepard (L'étoffe des héros, Les moissons du ciel). Basée sur la théorie selon laquelle Butch Cassidy et Sundance Kid ne seraient pas morts les armes à la main (on ne peut d'ailleurs s'empêcher de penser au formidable "Butch Cassidy et le Kid" de George Roy Hill), ce film nous fait découvrir comment Cassidy vécut ses années post-hors-la-loi. La venue du personnage secondaire joué par eduardo Noriega (Le pacte du mal, C'est ici que je vis) relance un rythme quelque peu lent depuis le commencement de la projection (mais en aucun cas ennuyeux), et l'on suit avec intérêt cette course-poursuite à laquelle devront se livrer les deux hommes. Les ingrédients du genre sont tous présents et l'on est trimbalés entre montagnes verdoyantes, neige, désert de sel et contrées désertiques avec délectation. Quelques rebondissements sont au programme de ce divertissement prenant et à l'arrière-goût amer. On sent nettement cet air de nostalgie qui imprègne la pellicule et finit par nous prendre aux tripes. En un mot comme en cent, "Blackthorn" est un spectacle dont les fans de westerns âpres et virils feront leurs choux gras.

 

Date de sortie en France : 31 août 2011

Date de sortie en DVD :01 février 2012

 

Notation : /5

 

Bande-annonce :

 

Par corsu61 - Publié dans : WESTERN
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 08:00

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Dans la petite ville de Jackson, Mississippi, durant les années 60, trois femmes que tout devait opposer vont nouer une incroyable amitié. Elles sont liées par un projet secret qui les met toutes en danger, l’écriture d’un livre qui remet en cause les conventions sociales les plus sensibles de leur époque. De cette alliance improbable va naître une solidarité extraordinaire. À travers leur engagement, chacune va trouver le courage de bouleverser l’ordre établi, et d’affronter tous les habitants de la ville qui refusent le vent du changement...

 

Ma critique : Tate Taylor réalise ici un superbe film. Touchant, sans manifestation aucune de grandiloquence ni de haine, il réussit à nous immerger complètement dans l'ambiance suffocante du sud des Etats-Unis dans les années 60. Le rendu est impressionnant, avec une qualité indéniable au niveau des décors et des costumes. L'interprétation est sans faille et le quatuor Emma Stone (Bienvenue à Zombieland, Crazy stupid love) - Viola Davis (Mange prie aime, Une drôle d'histoire) - Octavia Spencer (Le soliste, Jusqu'en enfer) - Bryce Dallas Howard (Restless, Au-delà) fonctionne à merveille. De plus, un second rôle sort du lot, il s'agit de Jessica Chastain (L'affaire Rachel Singer, Killing fields) qui est très émouvante en épouse rejetée par son cercle de connaissances. Malgré un début un peu lent, le scénario ne tarde pas à se mettre en place et une fois que le spectateur s'est familiarisé avec les personnages, il pourra déguster cette histoire, tout en supportant quelques scènes très dures (mais en profitant également d'autres particulièrement jouissives...). Au fur et à mesure des minutes, la vie de ces "nannys" nous apparaît clairement comme insupportable et l'on ressent au plus profond de nous la souffrance qui les habitent. Tout en nuance, en évitant les effets de manches inutiles, "La couleur des sentiments" se révèle un film dérangeant qui arrachera quelques larmes aux plus sensibles. Sans toutefois arriver au niveau de "La couleur pourpre", ce long métrage vous maintiendra dans votre fauteuil tout au long des 2h26 minutes de projection. A découvrir.

 

Date de sortie en France : 26 octobre 2011

Date de sortie en DVD : 29 février 2012

 

Notation : /5

 

Bande-annonce :

 

Par corsu61 - Publié dans : DRAME
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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 08:00

 

"SOS MOVIES" vous propose cette rubrique qui vous permettra, tous les dimanches, de vous distraire un peu...

 

Grâce à 3 indices photos offerts la première semaine, vous devrez reconnaître une personnalité mystère...Ensuite, un indice supplémentaire vous sera offert chaque dimanche jusqu'à la découverte de l'énigme...

 

Donnez-moi le nom de cette personnalité du cinéma en accompagnant vos réponses des explications correspondantes et vous marquerez un point.

 

Bonne chance à tous !

 

ENIGME TROUVEE PAR PALILIA ! 

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JAMES STEWART
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Il était colonel dans l'US air Force

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Il a joué le rôle de Charles Lindbergh dans "L'odyssée de Charles Lindbergh"

 

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Il a tenu le premier rôle de "Winchester 73"

 

Classement actuel :

 

TITINE : 6 points

PALILIA : 6 points

POUCINETTE : 2 points

Par corsu61 - Publié dans : LE JEU DU DIMANCHE
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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 08:00

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Ayant pris quelques années pour vivre retiré dans une région reculée d’Asie, Johnny English, le meilleur agent du MI7, en a profité pour perfectionner ses compétences uniques. Lorsque ses supérieurs apprennent que la vie du Premier ministre chinois est menacée, ils décident de le rappeler pour déjouer le complot. Si le monde a besoin de lui, Johnny English est prêt à reprendre du service… plus déjanté et déchaîné que jamais. À seulement quelques jours de la conférence internationale, English va devoir faire appel aux derniers gadgets hightech et à ses méthodes singulières pour enrayer l’infernale machination impliquant les Russes, la CIA et même le MI7… Enchaînant bourdes et catastrophes, Johnny English va tout tenter et même plus pour sauver le monde…

 

Ma critique : Quand on se rend à la projection de ce type de divertissement, on sait à quoi s'attendre. Il ne faut surtout pas se prendre la tête et quémander autre chose que de la pure distraction. Dans ce second opus des aventures du James Bond anglais gaffeur et maladroit, Rowan Atkinson (Mr Bean, Secrets de famille) reprend les codes et les attitudes de Bean. Si tout est loin d'être parfait, notamment au niveau des gags, il n'en reste pas moins que l'ensemble demeure agréable à suivre. Quelques passages sont savoureux (notamment la poursuite sur les toits entre English et le chinois) et le capital sympathie d'Atkinson fait le reste. Le scénario se veut toutefois assez basique et on sent nettement que le réalisateur Oliver Parker mise beaucoup sur le charisme de son acteur principal (Notez toutefois, dans un rôle secondaire, la présence de Gillian Anderson, la Dana Scully d' X-files). De plus, il a l'intelligence d'ajouter quelques petits atouts non négligeables : des effets spéciaux réussis et des décors splendides. L'ambiance "James Bond" maintient le tout sur une ligne toute tracée et l'on ne boude pas notre plaisir. Côté points négatifs : un passage ridicule avec la scène du fauteuil roulant et quelques gags convenus. "Johnny English le retour" est donc un long métrage qui ne restera pas dans les annales, mais qui pourra permettre aux spectateurs fatigués d'une journée de travail de se vider l'esprit, et c'est tout ce que l'on demande à ce genre de film.

 

Date de sortie en France : 19 octobre 2011

Date de sortie en DVD : 21 février 2012

 

Notation : /5

 

Bande-annonce :

 

Par corsu61 - Publié dans : COMEDIE
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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 08:00

Vous désirez voir une chanson qui vous rappelle un souvenir précis figurer dans cette rubrique ?, n'hésitez pas à me laisser votre suggestion, j'essaierai de vous satisfaire au mieux.

En attendant, voici un film supplémentaire :

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Erica Bain a trouvé dans les rues de New York son domaine d'élection. C'est là qu'au fil de ses longues marches, elle recueille les sons et les histoires vécues qui alimentent son émission radiophonique "Street Walk". Le soir, elle rejoint l'homme de sa vie, son fiancé David Kirmani. Mais, une nuit, le couple est sauvagement agressé aux abords de Central Park ; Erica, grièvement blessée, a en outre la douleur de perdre son compagnon.
Erica se remet lentement de ses blessures, mais non de la perte de David. Pire, la ville qu'elle aimait tant lui inspire désormais une profonde angoisse. Ses lieux les plus familiers, les plus accueillants, lui sont devenus aussi étranges qu'inquiétants.
Erica décide d'agir contre cette peur qui menace sa raison. Elle s'achète une arme. Elle tue une première fois, en état de légitime défense, puis une deuxième fois alors qu'elle aurait pu se mettre à couvert. La peur qui la paralysait depuis des semaines, s'envole du même coup, cédant la place à une obscure et indéfinissable pulsion. A chaque fois qu'elle tue un nouvel agresseur potentiel, Erica a le sentiment d'occulter un peu plus son drame, de remonter le fil du temps, de ramener David à la vie.
La population suit avec une fascination horrifiée les exploits de ce mystérieux "justicier", et le lieutenant du NYPD Sean Mercer finit par soupçonner Erica, avec laquelle il a noué une étroite relation...

 

Date de sortie au cinéma : 26 septembre 2007 

Compositeur de la musique originale : Sarah McLachlan

Titre de la chanson : Answer

Interprète de la chanson : Sarah McLachlan

La petite info bonus : Cette actrice canadienne est la fondatrice du festival "Lilith Fair" dont les artistes ne sont que des femmes !

Pour visionner la chanson :

 

Par corsu61 - Publié dans : LES CHANSONS PHARE !
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 08:00

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Alors que la saison 2002 se profile, Billy Beane, le manager général des Oakland Athletics, est confronté à une situation difficile : sa petite équipe a encore perdu ses meilleurs joueurs, attirés par les grands clubs et leurs gros salaires. Bien décidé à gagner malgré tout, il cherche des solutions qui ne coûtent rien et auxquelles personne n’aurait pensé avant… Il va s’appuyer sur des théories statistiques et engager Peter Brand, un économiste amateur de chiffres issu de Yale. Ensemble, contre tous les principes, ils reconsidèrent la valeur de chaque joueur sur la base des statistiques et réunissent une brochette de laissés-pour-compte oubliés par l’establishment du baseball. Trop bizarres, trop vieux, blessés ou posant trop de problèmes, tous ces joueurs ont en commun des capacités sous-évaluées. Avec leurs méthodes et leur équipe de bras cassés, Beane et Brand s’attirent les moqueries et l’hostilité de la vieille garde, des médias et des fans, jusqu’à ce que les premiers résultats tombent… Sans le savoir, Beane est en train de révolutionner toute la pratique d’un des sports les plus populaires du monde.

 

Ma critique : Voici un film qui a été nominé aux Golden Globes 2011, encensé par la presse professionnelle et par une partie du public. Mais, une fois n'est pas coutume, je ne vais pas en faire de même. En effet, il vous faut savoir que "Le stratège", malgré sa qualité indéniable, n'est pas un divertissement approprié au public français. La quasi intégralité du film se déroule dans les bureaux du manager principal de cette équipe des Athlétic's d'Oakland. Entre coups de fils professionnels et discussions acharnées avec son tacticien, le manager, joué par Brad Pitt (Et au milieu coule une rivière, Troie), ne fait que parler et.... parler. L'ensemble est donc très bavard, très technique (si vous ne connaissez pas le baseball sur le bout des doigts, alors courage !) et cela devient vite soporifique. C'est très lent, avec trop peu de scènes de matchs, et contrairement à un film comme "Le Meilleur", le scénario ne se met pas du tout au diapason d'un public néophyte. On assiste donc à d'infinies discussions "background" et aux multiples échanges de joueurs entre les équipes de la ligue Nationale, sans être sûr d'en comprendre toutes les subtilités. Philip Seymour Hoffman (Good morning England, Truman Capote) est totalement sous-exploité (voire transparent) et l'on a clairement l'impression que ce film n'en finit pas (Vous en avez pour 2h13 mn !). "Le stratège" est donc un film américain de qualité, mais réservé à un public américain, avec une mentalité américaine et qui n'aurait donc pas dû quitter... l'Amérique.

 

Date de sortie en France : 09 novembre 2011

Date de sortie en DVD et Blu-Ray : 23 mars 2012

 

Notation : /5

 

Bande-annonce :

 

Par corsu61 - Publié dans : COMEDIE DRAMATIQUE
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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 08:00

  http://www.cin-et-toiles.com/images/flashdance07.jpg

1983. Le réalisateur Adrian Lyne ne s'attendait certainement pas à faire "un coup" avec cette petite bluette musicale au romantisme exacerbé. Or, "Flashdance" va faire un carton, grâce notamment à un tube devenu planètaire : "What a feeling" interprété par Irène Cara.

On sait désormais que l'actrice Jennifer Beals était doublée pour les passages dansés. Mais malgré cela, une grossière erreur s'est glissée dans une des scènes. En effet, lorsqu'on la découvre en exhibition dans un club, dès le début de la danse, elle est vêtue d'un ensemble rouge et l'on voit clairement qu'elle est jambes nues. Or, l'image suivante, elle porte un shorty bleu !! Ah... Si les femmes pouvaient se changer aussi vite... LOL

 

flashdance.JPG

Première image

flashdance2.JPGSeconde image

 

A bientôt pour d'autres révélations...

Par corsu61 - Publié dans : LES BOULETTES DE TOURNAGE !
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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 08:00

http://www.bratzlover.com/wp-content/uploads/2011/10/Faces-in-the-Crowd.jpg

http://horrornews.net/wp-content/uploads/2011/10/Faces-in-the-Crowd-2011-movie-3.jpg

http://www.the-filmreel.com/wp-content/uploads/2012/01/faces_crowd_03.jpg

Une femme survit à la tentative de meurtre d'un serial killer, qui lui laisse cependant d'importantes séquelles. Elle souffre désormais de prosopagnosie, un trouble de la reconnaissance et de l'identification. Elle ne reconnaît plus les visages et doit refaire sa vie au milieu d’un monde devenu indiscernable. Pendant qu’elle essaye avec l'aide de la police d’identifier son agresseur, ce dernier s'efforce d'éliminer l’unique témoin de ses crimes...

 

Ma critique : Ce thriller est des plus intéressants car il s'annonce très vite déstabilisant pour le spectateur. En effet, ce dernier est plongé dans l'intrigue grâce à un système des plus ingénieux : il voit ce qu'Anna voit lorsque sa vision est déformée. Cela donne un résultat passionnant car on découvre, pour un seul personnage, toute une foule de visages différents à chaque fois que l'héroïne le rencontre. Milla Jovovich (Stone, Phénomènes paranormaux) est bien installée dans le rôle et Julian McMahon (Nip/Tuck, Red) lui emboîte le pas avec efficacité. Le scénario est intéressant, mais un effort aurait vraiment pu être fait sur la dissimulation de l'identité du tueur. Il ne faut pas s'appeler Sherlock Holmes pour deviner immédiatement qui il est, et cela gâche un peu l'intrigue qui se déroule sous nos yeux.  L'action est présente, la musique est bonne, et sans ce défaut majeur, "Faces in the crowd" aurait pu se révéler un excellent thriller. En tout cas, bravo au directeur de casting qui a dû auditionner quantité d'acteurs et d'actrices afin de restituer la foule de visages différents, et permettre ainsi au spectateur de ressentir le profond trouble que doivent ressentir les personnes atteintes de cette maladie... Un film idéal pour une petite soirée polar.

 

Date de sortie au Canada : 16 septembre 2011

Date de sortie en DVD et Blu-Ray : 25 octobre 2011

 

Notation : /5

 

Bande-annonce :

 

Par corsu61 - Publié dans : THRILLER
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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 08:00

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L'histoire vraie de l'Université de Marshall, qui a perdu dans un crash aérien 75 membres de son équipe de football, joueurs, entraîneurs, ou fans. Plus que l'école, c'est toute la communauté de Huntington, Virginie occidentale, qui est touchée par ce drame. Le coach Jack Lengyel prend les choses en main pour mener la nouvelle équipe au triomphe...

 

Ma critique : Basée sur la terrible tragédie du 14 novembre 1970, ce film se veut touchant. Remarquablement interprété par Matthew McConaughey (L'amour de l'Or, hanté par ses ex) et Matthew Fox (Lost les disparus, Angles d'attaque) dans les rôles principaux, il bénéficie en plus d'un casting de choix dans les rôles secondaires : Kate Mara (127 heures, Le sang des templiers), David Strathairn (La rivière sauvage, Les intrus) et Ian McShane (Pirates des Caraïbes la fontaine de jouvence, Les piliers de la terre). Contrairement à ce que l'on peut penser, le spectateur n'est nullement abreuvé de scènes de matchs (ce qui pourrait être rédhibitoire pour ceux qui n'aiment pas le football américain), mais le réalisateur McG a plutôt mis l'accent sur l'aspect psychologique des personnages ayant vécu le drame directement ou indirectement. De l'entraîneur survivant (grâce à un miraculeux échange de place au dernier moment), à la fiancée d'un joueur décédé, en passant par le père de ce dernier ou un joueur n'ayant pas pu participer au déplacement de son équipe pour cause de blessure, toutes les réactions sont décortiquées afin de bien restituer les affres de la tragédie. C'est très bien fait et cela arrachera quelques larmes à beaucoup d'entre vous. Le seul petit reproche à lui faire réside dans sa durée (2h11) et il aurait pu être amputé d'au moins 15 minutes, ce qui lui aurait ôté quelques petites longueurs...

 

Date de sortie aux Etats-Unis : 22 décembre 2006

Date de sortie en DVD : 14 mai 2007

 

Notation : /5

 

Bande-annonce :

 

 

Par corsu61 - Publié dans : DRAME
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Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 08:00

"SOS MOVIES" vous propose cette rubrique qui vous permettra, tous les dimanches, de vous distraire un peu...

 

Grâce à 3 indices photos offerts la première semaine, vous devrez reconnaître une personnalité mystère...Ensuite, un indice supplémentaire vous sera offert chaque dimanche jusqu'à la découverte de l'énigme...

 

Donnez-moi le nom de cette personnalité du cinéma en accompagnant vos réponses des explications correspondantes et vous marquerez un point.

 

Bonne chance à tous !

 

ENIGME TROUVEE PAR TITINE ! 

http://www.la-fontaine-ch-thierry.net/images/jcdrouot.jpg

JEAN-CLAUDE DROUOT

    
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Il a joué un capitaine de Gabarre dans "La rivière espérance"

 

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Il a joué le rôle de Gaston Phébus dans "Gaston Phébus" de Bernard Borderie

 

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Il a joué le rôle d'Emile Zola dans "L'affaire Dreyfuss" d'Yves Boisset

 

Classement actuel :

 

TITINE : 6 points

PALILIA : 5 points

POUCINETTE : 2 points

Par corsu61 - Publié dans : LE JEU DU DIMANCHE
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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 08:00

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/62/91/22/18828847.jpg

 

 

1980. Les frères Zucker et Jim Abrahams sortent le premier d'une longue lignée de films comiques déjantés : "Y'a -il un pilote dans l'avion ?". Le genre fera plus tard des émules partout dans le monde et le cinéma accouchera d'erzatz telles que "Scary movie", "Y-a t'il un flic pour la sauver la reine" ou encore "Hot Shots".

Cependant, une énorme erreur s'est glissée dans le film. En effet, lorsque les passagers se présentent au portique de sécurité, le gag veut que le contrôleur puisse voir les passagères nues, grâce à des rayons "déshabilleurs"... Et c'est ce qui arrive avec la première passagère. Or, une fois cette dernière passée, on peut apercevoir deux autres passagers sur l'écran, assis sur les fauteuils, alors qu'il n'y a personne en salle ! Le preuve que l'image précédente de la ravissante passagère avait été enregistrée préalablement !

y-a-til-un-pilote-dans-l-avion.JPG

La première passagère se présente au portique

y-a-til-un-pilote-dans-l-avion2.JPG

Les passagers sont visibles à l'écran mais il n'y a personne en salle !

 

A bientôt pour d'autres révélations...

Par corsu61 - Publié dans : LES BOULETTES DE TOURNAGE !
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